mercredi 8 octobre 2008

Ce qu'absence veut dire

Philippe de Champaigne, La vanité ou allégorie de la vie humaine, 1646

Allons bon, mon ordi me lâche. Il devient bleu et me dit « the system has halted », des fois que je ne l'aurais pas remarqué. Je reviens à la charge à chaque fois. Oui, je le pondrai, ce billet, car je suis énervée et en pleine crise de déraison. Ami lecteur, si tu en as assez des profs qui se plaignent, ferme cette page !

Hier, je commentais chez un privilégié de collègue, au sujet de son dernier article qui me touchait forcément de près vu qu'il parlait de la grève des profs et que j'en suis. Mon comm a peine envoyé, j'en rédigeai un deuxième, écumant de haine envers les remarques précédentes. Puis je décidai de ne pas le publier, consciente de m'emporter un peu plus que de raison. Il faut dire que j'avais relevé une phrase digne du chanteur grolandais Florent Panino à propos de l'absentéisme des profs. Et le taulier de s'épuiser à rappeler une étude officielle qui montre que ledit absentéisme n'est pas plus fort dans ce métier que dans les autres. Oui mais cher collègue, je crains que, tel le lapin rose du métro, tu risques de te faire pincer les doigts très fort à ce jeu-là. Celui qui aime à proclamer que les enseignants sont d'éternels travailleurs velléitaires profiteurs du système n'ouvrira point les yeux devant réalité moins simple. Il aime à se draper dans l'idée reçue ; berce-le chaudement il a froid...

Alors dans un sursaut d'énergie, après une journée entourée de 24 enfants (effectif rendu très correct par l'absentéisme de 3 petits) à qui je fis apprendre à repérer des sons dans des mots, à comprendre une histoire, à utiliser des outils techniques, à faire de l'EPS, que je surveillais en récréation, dont je soignai chagrins, plaies et bosses habituelles, tout cela en préparant avant et en rangeant après, en discutant avec les collègues revenant du soutien scolaire yeux rouges et sandwich à la main d'une progression éventuelle en sciences et en EPS, après avoir emprunté du paracétamol à ma directrice, par chance équipée car victime de la même migraine que moi ce matin-là, bref, après cette journée type, toussotant bêtement grâce à un énième microbe tout juste assez virulent pour m'empêcher de hausser la voix lorsque la classe s'agite, je pondis une prose désobligeante à l'adresse du commentateur drapé et m'en autocensurai la minute suivante.

Il dit donc que les profs sont souvent absents. Il ignore peut-être que ce métier nous expose à un boisseau de virus dont on se passerait bien volontiers. Il précise que cet absentéisme ne concerne pas uniquement les maladies. Je cherche dans ma mémoire de jeune prof les motifs autres qui ont pu me faire manquer mon travail et en effet, le bougre a raison : j'en trouve. Je me souviens avoir enterré ma mère et ma grand-mère à deux mois d'intervalle et avoir dû prendre des jours pendant qu'elles étaient mourantes, vu qu'elles n'étaient pas de ma région. Oui, mais elles eurent la décence de mourir pendant les nombreuses vacances scolaires dont nous sommes bénéficiaires. Il faut dire que ma mère était elle-même institutrice et n'a jamais manqué son travail, même lorsqu'elle perdit sa fille. Ma soeur aussi, par conscience de son métier d'élève, est décédée en juillet après avoir brillamment réussi son CM2.

Je continue ? Je sais ce que ce débile penserait s'il me lisait : que je m'emporte de façon ridicule (je te l'accorde, mais qui s'y frotte me pique), qu'il ne voulait pas parler de moi en particulier, que les instits c'est pas pareil que les profs de collège et autres conneries, surpris qu'il serait de découvrir qu'il y a des gens derrière ses mots. Comme si le monde n'était pas peuplé de cas particuliers. Mais j'oubliais : la complexité, ça file le vertige, mieux vaut se donner l'illusion d'avoir tout compris en une phrase. Il est beaucoup plus normal que l'ensemble d'une profession (tout de même difficile. Si, j'ose le dire) encaisse les attaques sans fondement de ceux qui n'y connaissent rien et se rassurent en autant de temps qu'il en faut pour combler l'espace entre une majuscule et un point. Si tu m'avais dit ça en face, ô subtil commentateur, j'aurais sans doute hésité entre la mandale de bon aloi ou l'inscription de force au concours de professeur. Je ne sais pas ce qui aurait été le plus douloureux pour toi.

Sache tout de même qu'hier nous avons décidé dans plusieurs écoles de venir travailler un jour de grève, de marquer cette journée d'action d'une autre façon et de manifester un dimanche. Une vraie révolution dans ton monde intérieur, ces profs qui n'ont pas profité de l'occasion pour exercer leur absentéisme chronique, non ?

Pour ceux qui soutiennent une autre perspective que l'éducation au rabais : hier, nous nous sommes déclarés grévistes et sommes venus travailler, prenant au pied de la lettre une circulaire qui disait que nous avions le droit de changer d'avis au dernier moment. Comme le service minimum est mis en place, les mairies prévoient notre remplacement en fonction du nombre de profs qui se déclarent en grève 48 heures avant. Nous avons décidé de provoquer la venue des remplaçants tout en « changeant d'avis au dernier moment » et donc en venant bosser. Nous espérons avoir ainsi inauguré le concept de service maximum (remplaçants et instits en présence) et surtout avoir mis un joyeux bordel dans les comptes.

40 commentaires:

spermy a dit…

je n'ai pas lu c'est trop compliqué et intelligent. mais ça a l'air bien, hein. mais pensez aux gens comme moi, quand même. il faut dire bite ou caca sinon on est vite perdus.

martin a dit…

J'aime bien quand vous vous énervez, j'aurais même aimé beaucoup plus, on sent la réserve, c'est dommage !

Et pour la mandale, c'était pas une mais deux que j'aurais proposées, pour bien appuyer le propos !

Pour le reste, vous avez tout bon :)

Marie-Georges Profonde a dit…

spermy,
Je n'en crois rien :))
martin,
Moi qui trouvais que j'avais exagéré sur ce coup-là ! Je m'énerve en invoquant tout et n'importe quoi, je le traite de débile, j'y colle un camouflet et vous sentez la réserve ? Voilà qui me réjouit et me remonte le moral :)

Mathieu L. a dit…

Bonjour,

Je lis avec intérêt ton article, attiré par les quelques visites venues de chez toi, et je te remercie pour le lien et pour le compliment.

Je comprends pleinement ton énervement, mais je crois quand même qu'il faut toujours essayer d'expliquer à nos contradicteurs, parce que cela prouve que nous avons des arguments étayés. D'autre part, mon billet était une provocation aussi, et je suis heureux d'avoir pu débattre.

A la réflexion, je dois te dire aussi que la grève reste malgré tout, pour moi, le seul moyen d'action qui fasse parler de nous tout en étant légal. Je suis aussi très attaché au don financier que représente le jour de grève : perdre de l'argent marque notre engagement.

Je comprends votre action, mais il faudra quand même passer rapidement à la grève si on veut obtenir quelque chose.

A bientôt,

Marie-Georges Profonde a dit…

mathieu,
Tu as mille fois raisons. Je n'ai ni ton calme, ni ton talent pour expliciter les choses, c'est pourquoi le présent blog n'est guère - hélas, mais cela demeure de mon fait de toute façon - un lieu de débat construit. Pas grave, d'autres comme toi le font très bien.
Pour la grève, je crains que nous soyons de moins en moins nombreux à pouvoir (vouloir ?) renoncer à notre salaire pour nous faire entendre. Mais certes, j'en serai quand elle se profilera. Il se trouve que mardi il n'y avait pas d'appel à la grève chez nous.
A bientôt !

Mots d'Elle a dit…

Les motifs d'absence que tu évoques sont les même que ceux des élèves non j'ai l'impression?... Ma fille est revenue un jour enrhumée de l'école et m'a dit: c'est la maîtresse, elle est malade, elle tousse et elle a plus de voix". Moi je dis chapeau! Refiler sa crève à toute une classe pour rester fidèle à son poste, je m'incline! ( et tu as le droit de me lyncher pour ma mauvaise plaisanterie!)

Marie-Georges Profonde a dit…

mots d'elle,
C'est vrai que les enfants s'en prennent plein les anticorps aussi !
Je ne te lyncherai pas : cette idée me vient lorsque je reste clouée au lit par un virus "inutile d'aller contaminer 27 mouflets d'un coup" ;)

littleblue a dit…

courage, c'est bientot les vacances!

Mathieu L. a dit…

@ MGP : damned, tu faisais partie d'un de ces départements où le SNUIpp n'appelait pas. Bon, vu la mobilisation chez nous, cela va s'étendre : 56% des PRE en grève sur le 93 ! Pas mal, non ?

Mathieu L. a dit…

Pardon, des PDE (professeurs des écoles). Cela m'apprendra à écrire trop vite.

Zoridae a dit…

Très belle colère Marie-Georges !

Marie-Georges Profonde a dit…

littleblue,
Vivement ;)
Mathieu l.,
Même les sigles de l'EN sont déconcentrés maintenant ? :) On dit PE chez nous autres parisiens. Votre taux de mobilisation me fait rêver. (Franchement on se demande toujours ce qu'on ferait sans les 93 : les cortèges n'auraient pas fière allure...) Je viens de recevoir du SNUipp un appel à la grève pour le 16 octobre, plus tôt que prévu donc. Il faut dire qu'une réunion d'information syndicale prévue ce vendredi a été interdite par notre inspecteur d'académie. Ça a pu énerver un peu.

Marie-Georges Profonde a dit…

Merci Zoridae :)

Mathieu L. a dit…

@ MGP : oui, c'est vrai, ma conjointe est prof des écoles, et elle utilise ce terme. Décidément...

Une grève le 16 octobre ??? Pour le moment, le SNES ne bouge pas dans le secondaire. On attend les résultats de la négociation sur les lycées j'imagine.

Nicolas a dit…

Plutôt que de nous faire de belle colère comme ça, tu ferais mieux d'aller bosser !

Mathieu L. a dit…

@ MGP : depuis que Nicolas est numéro 1, attention, il ose tout.

Homer a dit…

Une grève c'est censé embeter le monde. Désormais, il faut éviter de faire greve quand on le dit pour embeter le monde. Le monde... à l'envers !

Anonyme a dit…

C'est vrai que vous étiez plus souvent et nombreux en grève quand vous étiez aussi payés ces jours-là...avant Ferry.
Merci à lui, et bonne continuation.

Nicolas a dit…

MGP et Mathieu,

J'ose tout.

Monsieur Poireau a dit…

Je rêve pour ma part que les gens s'associent à vos mouvements au lieu de ne penser qu'à aller bosser à l'heure. Il s'agit d'éduquer leurs enfants et ils ne souhaitent donc pas améliorer la situation ?
Surtout l'impression, du coup, qu'on s'en prend à votre droit de grève parce que, déjà, les autres professions n'y ont plus le droit !

Belle colère, j'aime bien !!!
:-))

Dodue a dit…

Au lieu de se critiquer mutuellement, les parents et les profs feraient mieux de mettre sur pied des actions communes. Je suis tout à fait d'accord, en tant que parent, de manifester aux côtés des profs. Leurs revendications nous concernent aussi directement.
Une petite colère est souvent salutaire !

BritBrit a dit…

Je pense que ton ordi est contre les grèves de profs et qu'il voulait te rendre la monnaie de ta pièce en assurant pas le service minimum. Quel con ce PC !

balmeyer a dit…

Excellent !! Et brillant, ce qui n'est pas facile à faire quand on est en colère. (moi j'aurais mis : "nan mé c'est pas possib... bande de connnnnards... dfklpqsjdkofjqskdfj ldfdssd (c'est frapper le clavier à coup de poings)).

Déjà, ne pas comprendre les difficultés de certains et affirmer "il y a toujours pire", c'est une bonne parade quand il y a un déficit d'empathie...

balmeyer a dit…

Ah j'oubliais : une dernière chose. J'ai pensé à toi mercredi matin.

Tu nous expliquais dimanche le "plan" prévu pour ce service maximum, c'était astucieux, bien agencé. Et mercredi matin, je lisais un compte rendu dans un journal gratuit qui ne mettait en lumière que le "bazar" occasionné, comme s'il y avait encore un problème venant des instits... j'ai trouvé ça un injuste, je ne sais pas si tu as eu d'autres retours.

Charlatan Crépusculaire a dit…

Bonjour Marie-Georges,
Je crois (au moins en partie) avoir suscité cet énervement chez toi, et je m'en excuse. A l'origine, j'ai parlé d'absence et non d'absentéisme (on peut être absent de sa classe et pourtant travaillé). Mon propos n'était pas de critiquer les profs, mais d'expliquer pourquoi les grèves, telles qu'elles sont menées actuellement, ne sont plus efficaces, voire même contre-productives. Je pourrais même dire que ça vient étayer le mode d'action que tu as choisi puisqu'il est explicitement revendicatif et permet de contourner la non-popularité des grèves, même si je crois malheureusement qu'il n'est pas assez visible.

Marie-Georges Profonde a dit…

Mathieu l.,
Le 16 en fait c'est une grève départementale. C'est entre nous et l'inspecteur d'académie cette fois. J'expliquerai mieux ça dans un autre billet.
Nicolas,
J'y vais ! C'est pour ça que je te réponds 12h après !
Mathieu l.,
Toi aussi tu trouves ! ;)
Homer,
C'est vrai. Là pour le coup il s'agit d'embêter la hiérarchie, pas les parents.
Âne onyme,
N'importe quoi. La loi qui prévoit le retrait de salaire pour les fonctionnaires grévistes existe depuis longtemps (cf. arrêt Omont du conseil d'Etat en 1978).
Nicolas,
Espèce de blogueur sans limite !
Monsieur Poireau,
J'ai le même rêve...
Dodue,
Tout à fait d'accord !
Britbrit,
C'est ton informaticien qui te l'as dit ? ;)
Balmeyer,
M'ci ! Oui, bientôt on devra gagner le droit de revendiquer des choses en cumulant des points "malheurs" sur une carte. C'est très tendance.
Balmeyer,
A part le Parisien qui a publié une liste des écoles ayant déclaré plus de 25% de grévistes (!), paraît-il, je n'ai pas eu de retour. Mais c'était une première.
Charlatan crépusculaire,
Merci de ton explication (je n'ai pas compris pour le prof absent qui peut être absent de sa classe et travailler). Ta conclusion énonce bien le fait que la grève peut être encore un moyen efficace puisque visible.

Charlatan Crépusculaire a dit…

@Marie G : exemple de prof absent mais au travail http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com/2008/10/mise-en-vacances-du-blog-les-rendez.html

martin a dit…

"...il faudra quand même passer rapidement à la grève si on veut obtenir quelque chose."

Je bosse depuis trente ans à l'EN, j'ai fait toutes les grèves possibles dont celle de 95 et 2003. En 2003, après un mois et demi d'une grève durant laquelle mes deux collègues et moi avons multiplié les réunions de toutes sortes dans le but d'informer la population de la petite ville où nous enseignions alors.

Luc Ferry, ce triste manant, décida de nous ressortir l'arrêt Omont pour nous casser le moral un peu plus, cette disposition de salaud prévoyait que tout jour compris entre le premier et le dernier jour de notre action était considéré comme jour de grève !

Je vous raconte pas le trou dans le budget ! Mais qu'importe nous sommes allés au bout de nos convictions sans amertume, mais avec les crocs, certes :)

Nous n'avons rien obtenu, tant pis pour cette fois-là, mais ce n'est pas une raison pour nous laisser tuer à petit feu,car c'est bien le programme à peine voilé de cette clique le libéraux qui nous gouvernent. Le marché mondial de l'éducation équivaut à environ quatre fois celui de l'automobile, un beau territoire à coloniser pour les groupes en mal de nouveaux marchés, voilà l'unique raison de leur hargne contre nous, et rien d'autre !

Nous devons nous battre pour ne pas nous laisser abattre, c'est la guerre :)

martin a dit…

...la petite ville où nous enseignions alors,

Luc Ferry, ce triste manant,...

Virgule après alors, pas point :)

Marie-Georges Profonde a dit…

Charlatan crépusculaire,
Tout prof qui part en stage est remplacé, c'est prévu... Donc y'a pas d'absent dans la classe, j'insiste, grrr !
(Tiens ça me rappelle que j'attends toujours mon stage de formation de première année)
Martin,
Tu as raison, le mérite de Ferry aura été de faire appliquer le retrait de salaire d'un coup (un mois de grève pour la défense des retraites retiré sur un mois de salaire), histoire qu'on le sente mieux passer. Un grand homme.

Charlatan Crépusculaire a dit…

@Marie G. : d'expérience, non. Les remplacements ne se font pas toujours (manque d'effectifs sûrement).

Marie-Georges Profonde a dit…

Notre expérience est différente alors : chez nous si tu n'es pas remplacé tu ne vas pas en stage (d'où le fait que je n'ai pas fait mon stage de première année, que j'ai pourtant de droit). Après, les remplacements des congés maladie, c'est autre chose, ça n'est absolument pas automatique.

Dorham a dit…

En fait, moi j'aime bien les profs ; ce que je déteste c'est les associations de parents d'élèves ! C'est la plaie et ils ne sont jamais absents en plus.

Cette rentrée l'élue désoeuvrée nous expliquait la nature de son combat : "aujourd'hui, ils construisent partout, c'est dingue, alors on se bat pour que l'école ne soit pas surpeuplé".

Conasse !

Dorham a dit…

Heu, conasse, pas toi MG...

C'est pas très clair mon post, là...

mtislav a dit…

Cela fait deux jours je crois que j'ai lu ce texte. Réflexion faite, je crois que je vais laisser une petite trace de mon passage. En lisant les com' chez Mathieu, on ne se rend pas compte que cela t'a mis en colère...

C'est déprimant de voir les cortèges de manifestants dépourvus n'entraîner aucun effet. Aller manifester un dimanche... Bravo, belle motivation. C'est carrément du désespoir ! Je ne me moque pas. Le mépris peut pousser aux actions les plus extrêmes. Pourquoi est-ce que les professeurs ne décrètent pas un service minimum de 15 jours reconductible histoire de faire vraiment réfléchir ? Sans oublier de changer les couches, sans doute le coeur du métier si on écoute le ministre babiller.

Clarinesse a dit…

Colère ô combien partagée.
Les profs sont beaucoup trop bien élevés : respecter les règles d'un jeu pipé ne sert pas la vérité...

Marie-Georges Profonde a dit…

Dorham,
Moi j'aime bien les parents, (en particulier ceux de la fcpe :) cela sans parti-pris bien sûr :))) Quand on discute on finit toujours par trouver des positions communes puisqu'on est tous là pour améliorer les conditions des mômes. On manque de temps de concertation avec eux aussi. Quant à la connasse, c'est juste une... connasse qui ne voit pas le collectif.
Mtislav,
Merci d'avoir laissé ta patte !
(En plus j'ai autre chose à faire dimanche 19, suis sur scène moi... Grrrr ! Vais y aller un petit temps avant...)
Clarinesse,
Nous sommes d'accord !

Nataloup a dit…

Ya basta!
C'est ça! Faut qu'on se fasse respecter! Moi aussi ça me fout en rogne. Une grande partie de l'opinion publique pige que dalle à nos revendications et se drape de tous les préjugés nous concernant... et pourquoi? Ben parce que nos syndicats sont divisés, manquent de cohérence et de coups de poing clairs et précis à l'endroit de notre ministère. Nos actions sont diffuses, confuses, elles n'ont aucun impact (dans son gros fauteuil en cuir de la rue de Grenelle, il doit bien se marrer le Darcos). Et depuis qu'il donne un peu de fric par-ci par-là à ces braves instits qui veulent écourter leurs si longues vacances et faire des stages de remise à niveau (mine de rien c'est bien payé ce truc) et ben depuis, les profs avides de pouvoir d'achat plongent têtes baissées là dedans! Résultat : division parfaite entre les enseignants eux-mêmes!!! (en plus des syndicats : v'là le joyeux bordel!!!) Ben ouais il a tout compris le Xavier : donner d'une main quelques sousous pour acheter les consciences et de l'autre nous coller quelques mandales du genre suppression de postes, service minimum et j'en passe et des meilleures!!!
Allez MG! Tenons bon!
Bien à toi chère collègue!

marie laure a dit…

J'ai découvert ton blog cette nuit. J'ai calmé l'insomnie avec tes billets succulents ;)

Mathieu L. a dit…

@ CC et MGP : en effet, j'ai été absent deux jours pour mon stage, mais je n'ai pas été remplacé. Le rectorat de Créteil ne remplace plus les profs de secondaire à moins de trois semaines d'absence.

Par contre, je me suis débrouillé pour que mes élèves ne perdent en tout que deux heures. Cependant, c'est de la débrouille, rien que de la débrouille.