jeudi 24 avril 2008

A l'heure où gambadent les génisses rousses

Je sais pas vous mais moi la campagne ça me met en joie. Et la campagne, c'est mon Allier. Hé oui, Moulins me donne des ailes (bon ok j'arrête). Quelque part au milieu de la carte de France se trouve planté un décor de rêve qu'on appelle le Bourbonnais. C'est connu le Bourbonnais, même si c'est pas du tout là qu'on fabrique le bourbon. Y'a rien que toute une dynastie de rois dont les ancêtres viennent de là, j'ai donc nommé les Bourbon (de Henri 4 à tous les Louis à partir de 13). Pas mal non ? On y fait aussi de la moutarde. Et mazette, quand on y a goûté, à la moutarde de Charroux, c'est l'addiction assurée. Vous l'aurez compris, j'aime ce coin qui n'est ni ma région d'origine ni celle de ma famille. En gros ici je me contente d'être une imbécile heureuse qui n'est pas née quelque part (si vous saviez comment s'appelle le patelin où je suis née mais là n'est pas le sujet). J'avoue cependant que j'ai une façon bien à moi de profiter de ce riant paysage vallonné. Je pianote sur le net à qui mieux mieux en relevant la tête de temps en temps pour regarder par la fenêtre et soupirer "ah c'que c'est chouette la nature", avant de repiquer du pif sur mon clavier. ET ALORS ! J'ai bien le droit d'être une geek tout terrain ! Je me souviens des temps anciens (c'était l'année dernière, j'étais jeune) où je culpabilisais de ne pas "profiter" assez de tout ce vert, de chaque rayon solaire, du moindre brin d'herbe, etc. A présent je dis halte à la tyrannie vacancière qui veut que mon emploi du temps ressemble à celui d'un ministre des eaux et forêts sous prétexte qu'il faut en "profiter". Tirer profit de tout, ou comment se fabriquer un stress inutile en courant après des exigences venues d'on ne sait qui. Vous savez quoi ? Je suis heu-reuse. Je trottine après les génisses quand ça me chante, je demande à la voisine la différence entre un mouton et un bélier, j'écoute le bêlement des agneaux entremêlé de piaillements de volatiles en tous genres, j'écris et surtout je suis avec mon papa. Pas une agence de voyages au monde ne me dénicherait aussi précieux séjour.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est donc ça le remède à la culpabilité : les vacances en famille à la campagne. promis j'essaie la recette dès le 6 ou plutôt le 7 mai pour cause de 700 bornes.
Bisous ma belle
a+

Marie-Georges Profonde a dit…

Je pense que ce n'est pas à toi que j'ai appris à quel point ça faisait du bien, ce genre de vacances ! Je te les souhaite excellentes. Quant à la culpabilité, ça demeure un mystère, on ne sait jamais d'où ça vient et on met du temps à se rendre compte que c'est parfaitement inutile !
Plein de bisous.