mardi 11 novembre 2008

L'Education nationale m'a tuer

Courbet, La truite, 1872

Notre actuel ministre de l'Education nationale prévoit pour la rentrée prochaine la suppression du réseau d'aide spécialisée aux enfants en difficulté (dit RASED, composé d'enseignants formés pour prendre en charge les élèves en rupture avec l'apprentissage dans un ou plusieurs domaines). Il est vrai que former des enseignants, ça coûte cher, alors que le soutien scolaire est une mesure totalement gratuite, qui n'a toutefois pas la même vocation que le dispositif RASED (mais noyons le poisson s'il vous plaît).

Les mots ont un sens. Soutenir, c'est prendre par le bras l'élève qui, sur le chemin de la connaissance, a les jambes qui flageolent. Mettre en place une aide spécialisée, c'est fabriquer le treuil adéquat pour remonter celui qui s'est déjà cassé la margoulette et git (parfois depuis lurette).

Manifestement, moins les gens sauront faire la différence et mieux ce sera, si l'on en juge par le flou artistique du discours qui suit. Tant pis, on n'y verra que du feu ! Et hop ! Magic Darcos ou le Houdini des dispositifs de lutte contre l'échec scolaire. The Darcos side of the moon.

Je vous invite à écouter les explications ci-dessous. Ensuite, je vous propose de pousser des "ah ?" d'étonnement face à la mobilisation des enseignants qui feront encore cadeau de leur journée de salaire à l'Etat pour la grève du 20 novembre prochain.


35 commentaires:

patrick a dit…

Et Acadomia alors?

Marie-Georges Profonde a dit…

Patrick,
Oui ? Que veux-tu savoir sur Acadomia ? C'est une entreprise qui vend des cours de soutien hors temps scolaire dans différentes matières.

martin a dit…

L'échec scolaire serait le résultat du manque de professionnalisme des enseignants, de leur manque de formation et de je ne sais plus quelle incapacité en rapport avec leur statut de fonctionnaire, parce-que-dans-le-privé-c'est-quand-même-aut'chose-hein ! Ah la belle analyse ! Quand on veut noyer son chien on dit qu'il a a la rage. Les boucs-émissaires ne manquent pas, ils sont facilement identifiables, on les reconnaît à leurs cartables bourrés de copies et à leurs mines réjouies de travailleurs en vacances quasi-perpétuelles.
L'échec scolaire est l'échec de notre modèle sociétal, de notre fonctionnement global, l'un et l'autre alignés sur l'horizon du profit à court terme. Dans un monde néolibéral l'échec scolaire est une de ses réussites !
On fait semblant de s'alarmer, on dit que l'on va traiter le problème sérieusement. On sait ce qu'il faut faire, et on va le faire vraiment, pour de bon. On dit aussi que ça n'est absolument pas une question de moyens, ce pourquoi on en supprime déjà. Si réformer est améliorer l'état des choses, il faudrait dire pour qui, et à quel détriment.
Et puis, nous qui vivons ailleurs, nous savons ce qui est bon pour les élèves et les enseignants. Nous qui n'avons jamais mis un pied de notre vie dans une classe de paumés, d'un collège paumé, dans une région perdue, perclue de chômage et de misère ordinaire, oui, nous savons comment faire un cours idéal à ces enfants-là !
Nous les sauverons par la morale et le calcul mental. Et l'apprentissage par coeur, en lieu et place de celui de l'esprit. Tout le reste est superflu et ne pourrait qu'encourager le sens critique du citoyen. Cette détestable propension des esprits forts à ne pas prendre des vessies pour des lanternes.

:)

Fab-Fab a dit…

j'adore ces encostumés dans leur hémicycle qui théorisent un métier dont ils n'ont que de vagues notions et n'appréhendent (à leur façon) que le tiers du quart de la moitié des réalités...

bon çui là est à l'éducation,
mais tous les autres encostumés sont pareils, y'en a pas un pour relever l'autre! seulement, lui comme il est passé à l'école, il croit mieux comprendre le problème... je crois que c'est encore pire!

je les aimeuh pas!!!!!!!

Mots d'Elle a dit…

On nivelle tout par le bas avec des discours démago de qualité; c'est affligeant! l'Educatif, le Social, la Santé, tout ça coûte trop cher pour nos dirigeants actuels, tout ça ne donne pas de résultats visibles ou monéyables.

Mathieu L. a dit…

De toute façon, depuis que Darcos a déclaré que toutes ces réformes servaient à supprimer des postes (repris par le Canard enchaîné), je ne suis plus sûr qu'il soit nécessaire de faire des billets là-dessus. On ne parle pas pédagogie, on parle ligne budgétaire.

Cela n'enlève rien, cependant, à l'intérêt de ton article.

Christie a dit…

L'argent on en a pour ce que l'on veut et pour le reste chacun doit défendre son morceau.Et pour justifier le fait que l'on ne veuille pas accéder à une demande, on dit toujours que le problème est ailleurs.
Pour l'éducation spécialisée au niveau du handicap et l'intégration des élèves, c'est un problème similaire. On passe son temps à noyer le poisson par manque de vraie volonté de changer les choses..

Yibus a dit…

bonjour,
C'est un simple témoignage de la destruction programmée de l'éducation nationale.

En tant qu'ex-habitant de Belleville (Paris), je peux affirmer (ce qui ne m'arrive pas souvent) que l'école des enfants, qui est en Rased, est une des meilleures de l'arrondissement. Elle accueillait jusqu'à l'année dernière plus d'une quarantaine de nationalités et tous les enfants progressaient jusqu'à atteindre un bon niveau. Indispensable quand ce sont des petits Chinois (ou autres) qui devaient traduire à leurs parents les paroles de la maîtresse lors des rencontres.
Imaginer que cela ne soit plus dans quelques mois me glace.
Habitant aujourd'hui à Washington, je me rends compte des ravages d'un système libéral sur l'école publique.

Marie-Georges Profonde a dit…

Martin,
"L'échec scolaire est l'échec de notre modèle sociétal", c'est exactement cela !
Très beau commentaire, tu devrais le publier en billet en fait :)
Fab-Fab,
Oui c'est une bonne description de nos "représentants" ! (Le passage sur l'élève en difficulté face au passé composé montre bien cela...)
Mots d'elle,
Oui, c'est de la belle entourloupe.
Mathieu l.,
Oui, tu as raison. Et je préfère lorsque le ministre parle avec franchise, au moins il ne nous fait pas passer des vessies pour des lanternes. Mais cette vidéo qui le montre "connaissant" les besoins de l'élève en difficulté lambda, c'est savoureux, non ?
Christie,
Oui, je suis d'ailleurs épatée par l'énergie qu'ils déploient à élaborer des discours d'une solidarité qui s'avère purement rhétorique. L'intégration des élèves handicapés à l'école, à les entendre, c'est une priorité. Mais il ne faut pas leur demander de moyens...
Yibus,
Merci pour ton témoignage. Ayant vécu au Mexique, je me suis dit la même chose là-bas :(

Mathieu L. a dit…

@ MGP : Amusant ? C'est plutôt à pleurer... mais tu as raison, mieux vaut en rire.

sKaLpA a dit…

Et pendant ce temps là, Xavier D joue les big brothers!

Tandis que les associations complémentaires de l'école voient leurs subventions et leurs postes sauter!

Le petit monde d'Archie : a dit…

Ben oui, Marie-Georges, tu as parfaitement raison, simplement, vous ne parlez pas la même langue Darcos et toi : toi tu causes juste bon sens, en fonction de ta connaissance de la réalité quotidienne, lui, il parle masse salariale de personnels à propos de professions dont il ignore les objectifs et même le cahier des charges. Vous ne pouvez donc pas communiquer.

Dernier point, c'est lui qui a le pouvoir (pour l'instant) donc c'est lui qui commande ...

A mon avis, ça n'est pas (plus) la peine d'essayer d'expliquer, mieux vaut attendre en serrant les épaules sous les coups, tu verras, d'ici 2,3,5 ou 10 ans, ça finira par s'arrêter et on se demandera comme d'habitude comment "nous avons pu laisser faire ça" (tu verras qu'il y en aura pour dire que c'était sans doute de la faute des enseignants de l'époque !)

Nataloup a dit…

Justement, il ne faut pas laisser faire ça et se mobiliser : si tous les enseignants (et y'a du monde)montraient les dents, d'une seule voix, et bien le darcos, il aurait du souci à se faire...
Le Big Brother éducatif n'aura pas raison de nous, il faut encore y croire et si le 20 novembre prochain, vous entendez "grève dans l'éducation nationale", soutenez-nous! parce que si les parents d'élèves (et ils sont un paquet eux aussi) se mobilisaient aux côtés de leurs chers instits qui éduquent et instruisent 6h/jour leurs mouflets et ben, y'aurai du rififi et un sacré ramdam dans l'ministère de Mister D. ! Et il serait pas si tout-puissant que ça!

BritBrit a dit…

AHHHH...
Vous êtes pas sortis de l'auberge ministérielle ;)

Anonyme a dit…

j'ai beacoup de sympathie pour les enseignants, car je sais qu'il s'agit d'un métier pas toujours facile. mais pourquoi parle-t-on autant sans jamais évoquer les chiffres? je poserai donc un question sous la forme d'une équation très simple:
- 11 millions d'élèves en France
- 900.000 enseignants
=
un prof pour 12 élèves en moyenne. or même en comptant que les enseignants travaillent souvent en groupe, le taux d'élèves pas classe s'élève souvent à 25-30 élèves.
on est obligé d'en conclure que presque 200.000 profs sont en trop dans le système, où peuvent constituer une réserve s'il y a besoin de plus de personnel quelque part. c'est une question d'organisation, pas d'effectif.
la question est donc: pourquoi les enseignants refusent-ils systématiquement toute réforme depuis 20 ans, qui pourrait leur donner ce qu'il demandent: à savoir plus de moyens avec les moyens qui existent déjà mais ne servent pour l'instant à rien?

Mathieu L. a dit…

@ MGP : je me permets de répondre à Anonyme, parce que la question m'intéresse. Je sais, je fais comme chez moi, n'hésite pas à me sanctionner.

@ Anonyme : en fait, ton calcul est totalement biaisé. Darcos ressort souvent ce chiffre, mais il n'a aucune réalité.

Il serait effectif si toute l'école fonctionnait comme le primaire, avec un prof devant 27 élèves toute la journée, tous les jours de la semaine. Mais dès le collège, le système change. En seconde, en fonction des choix d'option, une classe de 30 élèves a 9 profs. En terminale, on est à 8. Par contre, moi, j'ai 148 élèves cette année, et encore, je suis agrégé, ce qui signifie que j'ai un service plus court que la majorité des enseignants qui sont certifiés.

L'équation est donc bien plus difficile que cela, mais assez peu connu du grand public, peu au fait des arcanes du fonctionnement de l'Education nationale.

Pour vérifier ton équation, il faudrait prendre uniquement en compte le primaire. En 2007, selon le ministère 6 645 100 élèves étaient en cours pour 367 462 profs (j'inclus le privé qui a un taux d'encadrement équivalent au public). Cela équivaut à 18 élèves par prof.

Et pourtant, ce n'est pas ce que les enseignants du primaire voient dans les classes. D'abord parce que les directeurs d'école ont des décharges, ensuite parce qu'il y a des maladies longues (pas plus qu'ailleurs mais il faut le prendre en compte), des congés parentaux, des décharges demandées par des enseignants mais non payés, des profs qui sont dans les RASED. Si on retire cela, on doit arriver, je suppose, à la situation que l'on connaît, nous, aujourd'hui, en réel.

J'espère que j'ai pu répondre un peu à tes interrogations.

martin a dit…

@Anonyme

J'enseigne depuis longtemps, je n'ai jamais eu de classe à moins de vingt élèves - elles furent très rares -, l'extrême majorité d'entre elles se composaient de 25 à 30 élèves, ce dernier chiffre étant de plus en plus courant pour les effectifs. La moyenne indiquée par Darcos est un pur mensonge, il en profère d'ailleurs quantité d'autres hélas !

Quant aux réformes face auxquelles nous serions rétifs il s'agit encore d'un de ces mensonges cités plus haut !

Je ne crois pas qu'une autre profession que la nôtre, dans quelque secteur d'activité que ce soit,ait eu à mettre en oeuvre autant de réformes. Il nous en tombe sur le dos tous les deux ans si ce n'est tous les ans, et ce depuis toujours. Et en bons petits soldats nous avons toujours oeuvré, avec les moyens du bord - en constante diminution - à les rendre efficaces quand nous pensions qu'elles pouvaient être utiles.

Les dernières en date qui, pour moi, sont des contre-réformes que des réformes ont pour unique visée de faire disparaître l'E.N., ni plus ni moins. Alors oui, dans ce cas, vous pouvez avoir l'impression que nous regimbons. Faudrait-il que nous acceptions sans mot dire et sans combat l'échéance fatale - rien moins - qu'on nous promet ?

Pardon MG, peut-être n'aurais-je pas dû intervenir, je ne suis pas chez moi après tout :(

martin a dit…

...sont des contre-réformes PLUTOT que des réformes...

Anonyme a dit…

merci beaucoup mathieu pour ces explications. elles me permettent en effet d'aller un peu plus loin dans ces questions qui m'intéressent, par mes études actuelles en économie.
votre raisonnement est très clair pour le cas du primaire, les chiffres que vous avancez semblent cohérents.
mais la situation dans le secondaire est toute autre. en admettant donc qu'un prof ait en moyenne 160 élèves en tout, que chaque élèves ait 8,5 profs, il faudrait 300.000 profs pour assumer cette tache et non 540.000 comme c'est le cas dans le secondaire. on rajoute les directeurs de lycées et collèges, les déchargés (30.000 parait-il), je ne fais pas partie des gens qui accusent les profs d'abuser du système, don même s'il y avait 20.000 profs en arrêt maladie, il manque quand même 180.000 enseignant dans les collèges et lycées, presque 20% de tous les profs en France. où sont-ils?
je rajoute que l'on fait partie des pays qui emploient le plus d'enseignants par élève, et de ceux où les classes sont les plus grandes. n'y a-t-il pas un paradoxe évident?

Anonyme a dit…

si je peux juste m'autorépondre en suggérant une explication possible, et j'arreterai de polluer ce blog: je pense qu'il y a un nombre halucinant de doublons des enseignements. exemple 4 classes d'allemand de 4 personnes pour la même années dans les très grands lycées, ainsi que des options peut-être utiles mais qui ne relèvent pas toujours de la mission éducative de l'état. ces derniers cours sont dispensés par des profs qui ont extremement peu d'élèves, et peuvent être dispensés de façon regroupée dans des institutions publiques hors école. c'est en ce sens que j'estime qu'il y a un problème d'organisation.

Marie-Georges Profonde a dit…

Skalpa,
Merci pour les liens ;)
Le petit monde d'Archie,
Oui ! Il y a de fait incommunicabilité. Mais que l'espoir demeure !
Nataloup,
Bien dit !
Britbrit,
C'est sûr...
Anonyme,
Je crois que Mathieu l. et Martin ont apporté des réponses à ta question. Tu ne "pollues" pas du tout !!
Martin et Mathieu,
Ne vous excusez pas, au contraire, je suis ravie que vous engagiez la discussion ; c'est tout à fait intéressant !

Marie-Georges Profonde a dit…

"Où sont-ils ?" :
Il y a des profs remplaçants, qui n'ont pas de classe "à eux", tu les as comptés ?
Des profs en "détachement" dans d'autres ministères ou sur d'autres postes où l'on fait appel à eux (dans des institutions comme le CIEP pour les langues, dans les directions d'alliance française à l'étranger... Tes chiffres incluent-ils les enseignants à l'étranger ?), des profs du secondaire affectés en université (qui ainsi recrute à moindre frais)...

Mathieu L. a dit…

@ Anonyme : les chiffres que je t'avance sont trouvés sur le site du ministère de l'EN. Ce sont donc les chiffres de l'employeur.

Dans le secondaire (public+privé), on trouve 511 485 enseignants (à noter qu'on est en 2008 autour de 501 000), pour 5 371 400 élèves scolarisés en 2007, ce qui équivalait à un professeur pour 10,5 élèves. La quantité semble faible.

Dans mon lycée difficile du 93, nous avons 80 profs pour 1000 élèves, soit 12,5 élèves par prof, ce qui indique déjà une différence. Toutes nos classes sont au maximum des capacités d'accueil. Ma seconde est à 30, ma Terminale S à 34, alors que nos résultats au bac tourne autour de 60% en général. Je sais que le rectorat de Créteil n'a plus de remplaçant titulaire : si je suis malade moins de trois semaines, je ne serai pas remplacé, et les élèves seront dans la nature.

Il faut donc prendre en compte la limite du temps de travail, le fait que les profs sont spécialisés et ne peuvent faire toutes les matières et les structures. Dans mon lycée, le bâtiment est trop petit et on ne pourra pas mettre plus d'élèves dans les classes.

Où sont les profs manquants ? MGP t'a donné une grande partie de la réponse. De plus, j'ajouterai aussi les formateurs en IUFM, mais qui vont bientôt soit réintégrer le secondaire, soit aller à l'université.

Pour le reste, je n'ai pas toutes les réponses, heureusement. Pour les 30 000 déchargés, sache qu'ils ne sont pas payés s'ils ont des décharges, et cela n'impacte donc pas le budget, vu que l'État embauche des vacataires corvéables et licenciables, dont on ne paie pas les vacances. Seuls les déchargés syndicaux le sont (1400 ETP), mais l'impact est le même que dans le reste de la FP et dans les entreprises importantes sur les budgets. De plus, 1400 ETP, cela fait 60 millions d'euros par an, ce qui n'est rien par rapport au déficit public.

Voilà ce que je peux te dire pour le secondaire, mais il y aurait sans doute beaucoup à ajouter.

abs a dit…

On ne dit pas supprimer, on dit sédentariser, madame. :)
et désormais tous les petits nenfants auront du soutien, pendant l'heure du dejeuner pour faire des divisions à deux chiffres, les instits qui feront passer les évas auront des primes de 400 euros, et les dirlos qui mettent en place le soutien et disent "MON DIEU DEPUIS QUE J'UTILISE LE SOUTIEN JE ME SENS RAJEUNIR" gagneront 600 euros.
Et les blogs, et forums ou les enseignants continueront de reflechir et d'informer seront edvigés.
Bref, on n'est pas dans la merde...

Le coucou a dit…

J'ai trouvé le billet et la discussion passionnants. Je n'ai rien à ajouter : je ne connaissais rien au sujet jusqu'à ce soir…

Tante May a dit…

mwoôôh, pas d'panique!!
IL a dit qu'IL allait les supprimer par tiers durant..euh, ben trois ans. c'est finement compter (sur la lassitude ?).

non, parce qu'IL aurait pu trouver des racines carrées de l'hippopotamalanus bouché sur des tangentes pas nettes... que là, c'est tout clair.

si Balthazar est mal rasé ; pas de hasard, pas de RASED!
CQFD.

limpide.

non et puis, d'ici trois ans par tiers, c'est pas du gigette Mach3, son rasoir. ça glisse. en douce.

et dans l'intervalle, on s'assure une génération de jeunes pas qualifiés qui prendront le boulot aux sales bronzés débarqués d'on ne sait où...
hein ? tu dis ?
c'est souvent les mêmes ?
quoi, déjà !?!

fidptingue!
L'est troooop fort ce ministre.
que ça c'est du ministre bien décomplexé de la droite, ça. allez PAN, DANS LES DENTS!!

ah oui, mais m*rde!
on n'a plus d'médecin scolaire non plusse...
môô bah y aura bien une mutuelle qui fera office de.

d'ici trois ans.
non ?

wawaa a dit…

Oui mais vous pouvez pas demander à un ministre qui se sent pas capable de faire une règle de trois, de penser et de faire des choses intelligentes !

Marie-Georges Profonde a dit…

Abs,
Au secours, j'avais oublié cette histoire de prime ! Comme quoi on trouve toujours un peu d'argent dans les caisses, quand il s'agit de diviser les gens.
Merci de ton passage.
Le coucou,
Informer étant le but de ce sujet, je suis ravie de ce que vous me dites là :)
Et j'ai la chance d'avoir des commentateurs intéressants !
Tante May,
Comme tu dis, il va y aller en douceur : il supprime les maîtres spécialisés dans les difficultés d'apprentissage. Puis les maîtres spécialisés dans les difficultés de comportement. N'empêche qu'on va le sentir, dans 3 ans !
Wawaa,
Aaah, de mon temps, les ministres savaient faire une règle de trois ! :)))

Amapola77 a dit…

Je suis venue. J'ai lu. Salut!
signé : J.P.César
PS : En fait, je n'ai vraiment pas le courage d'y mettre mon grain de sel, trop marre de me répéter tout le temps et d'être systématiquement confrontée aux discours stupides de certains...
Jeudi, je suis en grêve.
Le message est assez fort je pense.
Euh... J'espère.

Marie-Georges Profonde a dit…

Coucou Amapola,
Yo tambien ! J'espère qu'on sera nombreux.

Monsieur Poireau a dit…

Pfffff…
Darcos, ca va devenir une forme d'insulte parmi les gens incapable de comprendre la complexité d'un problème :
_ Attend mais tu darcoïse, là dira-t-on dans des réunion où quelqu'un sortira une explication toute faite à un problème résultant d'une situation compliquée !
Le problème, pour moi, c'est que visiblement les grèves à répétition ne donnent rien et la question est : faut-il radicaliser le mouvement en allant, par exemple, jusqu'à occuper les écoles ?
L'inaction de l'ensemble des parents me laisse pantois tout autant…
:-)

Mathieu L. a dit…

@ Monsieur Poireau : la grève est le seul moyen légal d'action. Les autres nous exposeraient à des sanctions administratives. C'est donc le seul truc qu'on peut faire.

Passer à des moyens plus radicaux est une possibilité, mais seulement si on a un relais politique derrière. Or, Sarko est encore là pour trois ans, et sur le fond, le PS est d'accord. Peillon a dit en début de semaine que le PS ne reviendrait pas sur les réformes Darcos, en particulier sur les suppressions de poste.

Sans cela, où ira notre radicalité ? Elle préservera l'EN un an de plus, et ensuite. Moi, je veux bien perdre deux mois de salaire (je l'ai déjà fait en 2003, c'est un peu dur mais c'est gérable), mais encore faut-il que cela ait une quelconque utilité...

@ MGP : ça y est, c'était la dernière intervention comme si j'étais sur mon blog. Je sors.

Monsieur Poireau a dit…

Mathieu L. : en tant qu'utopiste, je ne pense pas qu'une manifestation politique soit à enfermer dans des autorisations administratives ! On est d'accord sur le droit mais quand une loi est néfaste, on désobéit !
Quant au PS, bah, une déception de plus ou de moins n'y changera rien, non ?
:-))

Marie-Georges Profonde a dit…

Mais ne t'excuse pas de répondre ici Mathieu !
Quant à la "désobéissance", monsieur Poireau, oui, c'est un concept intéressant à creuser. Mais ça ne peut se faire que collectivement.
Mathieu, as-tu, en tant que prof, reçu cette histoire d'enseignant convoqué par l'IA suite à sa lettre "en conscience, je refuse d'obéir" ?

Mathieu L. a dit…

@ Monsieur P. : l'utopie, c'est beau, mais quand on est tout seul à en rêver, c'est pénible. Un peu marre d'être l'avant-garde, moi...

@ MGP : non, je ne sais rien là-dessus.