mercredi 24 septembre 2008

123 de 5 à 11

Fragonard, La liseuse, 1771

Argh, Zoridae attaque ! L'inspiratrice et mère nourricière de ce blog a saisi une bombe de peinture aérosol et m'a tagué un immense "123" dans le dos. Un tag connu comme le loup blanc. Y'en a même qui l'ont reçu et qui, au lieu de s'y atteler, partent loin, comme si de rien n'était. Tsss ! Ce n'est pas joli joli, madame Audine. Car moi, face à l'appel de la ville blanche, nul doute que je rétorquerais illico "je peux pas, j'ai tag".
D'autres petits malins ont voulu court-circuiter le présent tag en m'en proposant un autre : "expliquer la fin de 2001, odyssée de l'espace". Le perfide, sans doute au courant de mon agoraphobie galopante, se gausse d'avance de me voir liquéfiée à la revoyure de la machine à régurgiter des cosmonautes dans l'espace. Il a quand même trouvé un comparse prêt à se coltiner le sujet : un gars qui se dissout chaque matin dans l'espace de sa cafetière. D'autres prétendent avoir toujours voulu écrire sur le sujet. Si ce n'est pas un complot organisé pour que je me vautre dans l'impossible, tête la première et nez dans le ruisseau, ça y ressemble bigrement.

Le tag que j'honore aujourd'hui est très structuré. Je me dois d'en copier ci-après le

Règlement :

  1. citer la personne qui vous a tagué et mettre un lien vers son blog ;
  2. indiquer le règlement du jeu ;
  3. ouvrir un livre que l'on aime à la page 123 ;
  4. recopier à partir de la cinquième phrase et les cinq phrases suivantes ;
  5. indiquer le titre du livre, le nom de l'auteur, de l'éditeur, ainsi que l'année d'édition ;
  6. taguer 4 personnes dont vous souhaitez connaître les lectures et les avertir sur leur blog.
Ceux qui l'ont fait l'ont vu : l'exercice est rageant. Ce n'est pas son livre préféré qui possède la plus belle page 123. En ce qui concerne mes lectures, La beauté malade de D.H. Lawrence n'en possède pas tant et Le château de Kafka ressemble trop au dernier article de Balmeyer à cet endroit précis (la cafetière comme figure filée dans l'art de l'absurde ?). Quant au Capital de Marx, il ne présente là que 4 phrases, la page étant occupée par des notes qui en rongent les trois-quarts.
Voici donc l'extrait de la 5è à la 11è phrase que j'ai décidé de reproduire ici, parmi toutes les pages 123 que je me suis tapées hier (non sans un certain plaisir, j'avoue) :

"- Daniel, vous êtes blanc comme une cuisse de bonne soeur. Tout va bien ?
Un souffle invisible balayait les rangées de fauteuils.
- Drôle d'odeur, commenta Fermin Romero de Torres. Ca sent le pet rance, de notaire ou de procureur.
- Non, ça sent le papier brûlé."
Carlos Ruiz Zafon, L'ombre du vent, Paris, ed. Grasset, 2001.

Je tague à mon tour Nataloup, qui a bien d'autres chats à fouetter et classe à aménager mais tant pis, je suis sans pitié, Hélène, qui j'espère aura loisir de le faire sitôt que son bout de chou sera sur pieds (courage !), Amapola77 qui connaît la joie des classes surchargées et Fab-Fab, parce que je ne l'ai jamais embêté, tiens. A vos pages, prêts, taguez !

12 commentaires:

Zoridae a dit…

Oh ! J'ai adoré ce livre lu il y a quelques mois !
Par contre je compte bien plus de 5 phrases ?

Mais bon dans ce tag il était écrit tantôt 5 lignes, tantôt 5 phrases...

Bravo !
Tu as gagné !

Marie-Georges Profonde a dit…

Merci ! ;)
"Copier la 5è phrase et les 5 suivantes", j'ai donc copié 6 phrases en tout... C'était pas ça ?

BritBrit a dit…

Pareil que zoridae, j'ai beaucoup aimé ce livre. Tiens, je vais m'y replonger juste pour le plaisir.

Gaël a dit…

et j'ai vraiment publié sur 2001 ! maintenant il faut que je trouve le nouveau buzz interplanétaire

Melle ciguë a dit…

La vache! Ca me rappelle que j'ai été tagué aussi pour le même tag, mais je sais plus qui a osé me faire ça... Merde... Bon, je fais des recheches et je m'y colle, histoire qu'on ne pense pas que je pars loin, comme si de rien n'était... :-]

Marie-Georges Profonde a dit…

Britbrit,
Je vais faire comme toi tiens !
Gaël,
Repéré tu es. Je maintiens qu'il y a de très belles images sur ta vidéo.
Melle Ciguë,
Au boulot ! Tu vas voir, avec ce tag on se retrouve à faire des choses étranges, genre penser "elle est nulle cette page 123 là !" dans un bouquin qu'on adore...

Fab-Fab a dit…

Enfin quelqu'un de lettré qui sait aussi compter! Effectivement Marie-Georges, on arrive bien à un total de 6 phrases en tout.
Et, merci, c'est la 1ère fois qu'on me tague.. il parait que la 1ère fois, on s'en souvient toute sa ...... du moins, jusqu'à ce qu'on se chope la maladie d'Alzheimer quoi! J' vais donc m'y coller derechef!

PS : ta Liseuse, de Fragonard, là, tu crois qu'elle en est à la page 123 elle aussi? Est ce que la petite histoire nou dit quelle est l'oeuvre dont elle se délecte, d'ailleurs? Je suis curieux!

Zoridae a dit…

Et bien moi je ne sais pas compter... Bouhhhhhhhhhhh !

Maouezig a dit…

bravo pour le choix du titre, moi aussi je m'y suis plongée il y a quelques semaines...et je n'arrête pas de lui faire des suites dans ma tête... quelle belle histoire tragique !
bon d'accord je ne me vexerai pas de ne pas avoir été taguée cette fois, je ne suis qu'une bizuth après tout !
bonne continuation à tous les blogueurs lecteurs !

helene a dit…

ça y est Marie-georges, je me suis exécutée !

http://planet-of-sound.over-blog.com/article-23169253.html

Marie-Georges Profonde a dit…

fab-fab,
Voui, au boulot parce que je repasse dans les rangs pour vérifier si le travail a été fait, moi ! (Excuse-moi, déformation professionnelle)
Zoridae,
Pas grave, c'est un tag flou.
Maouezig,
Une prochaine fois... Tu n'y échapperas pas...
Hélène,
Vu, lu et approuvé :)

sKaLpA a dit…

Je remonte la piste encore et toujours...

http://kprodukt.blogspot.com/2008/11/chne-et-ta-gueux.html

Mais, je suis déjà venu par là; donc je remonte encore!